Lifestyle | Consommactrice

« Je me sens à court d’air ». Voilà ce que je me suis dit il y a presque deux ans face à mon dressing qui débordait et se déversait sur le sol. Mais aussi dans la cuisine, entourée de toutes ces tasses. Ou encore dans le living, à contempler, impuissante, des cadeaux reçus et dont je n’aurai aucune utilité. Il fallait passer à l’action au risque de me perdre, phagocyté par les objets que je crois posséder alors que c’est eux qui me possèdent. Mon déménagement imminent était alors l’occasion de me m’y mettre.

On est moins seul(e) qu’on l’imagine, d’autres personnes sont passées par là. C’est ainsi que j’ai découvert tout un monde.  En me penchant sur The KonMari Tidying Method j’en suis arrivé au Minimalism Lifestyle, qui lui même m’a mené à m’intéresser au zéro déchet. Il y a suffisamment de ressources papiers et web sur ces sujets, je ne vais pas vous détailler les contours de ce que certains nomment des méthodes voire des modes de vie, et d’autres des tendances et des modes tout court. Et si toutes m’ont interpellées, je ne me suis reconnue véritablement dans aucune d’elles.

Ou justement, si: je ne peux pas me revendiquer de l’une d’elles en particulier, mais je pioche ça et là des éléments qui m’intéressent, qui font écho en moi et coïncident avec ma personnalité. Parce que tout compte fait, toutes ces méthodes/modes de vie ou que sais-je, participent à une même réflexion: notre mode de consommation.

En devenant maman j’ai laissé derrière moi mon mode de vie à deux cents à l’heure, constamment occupé sur plusieurs projets à la fois. Ce nouveau statut m’a incité à me concentrer sur l’essentiel, ce qui à mes yeux importe vraiment. Et je ne parle pas que de mon enfant. Quels sont les vêtements que je préfère et que je mets le plus souvent, à quels loisirs je me consacre quand j’en ai j’en prends le temps, comment nourrir mon corps et mon esprit en accord avec mes valeurs mais aussi mes envies, quelles valeurs ai-je envie d’inculquer à mon enfant? Ai-je envie de rester passive ou plutôt de prendre les choses en main pour être le changement que je veux voir?

La papesse de l’organisation Mari Kondo ne m’a pas convaincu: jeter tout ce qu’on ne garde pas ne me correspond pas, quid du recyclage, des dons? Et puis se bloquer une semaine de rangement intégral en réunissant en un seul et même endroit toutes ses affaires pour attaquer le tri ne me semble pas en phase avec la réalité (vie de couple, enfants, boulot,…). Le minimalisme me semble austère: nous avons tous un peu de superflus dans notre vie, cela apporte de la légèreté dans un quotidien parfois bien grave. Le zéro déchet me séduit mais je suis réaliste : je ne suis pas prête à faire l’impasse totale sur un certain confort, j’ose le dire, une certaine facilité. Mais des trois, c’est incontestablement celui dans lequel je me retrouve le plus. Il y a des phrases qui vous accompagnent dès l’instant où vous les avez entendues, et adolescente j’ai immédiatement été séduite par la célèbre formule « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

C’est donc inspirée de mes nombreuses lectures que j’en suis arrivé non pas à un mode de vie précis mais bien décidée à ce que mon quotidien se calque sur ma vision de la vie. De l’organisation sans être une maniaque du rangement. Me tourner davantage vers le circuit de seconde main et des Repair Café. Poursuivre une consommation de saison et locale au maximum, en m’autorisant de temps en temps des écarts qui tiendront éloignée toute frustration. Allier le durable et le sain, en bannissant autant que possible le plastique et l’aluminium et en optant pour des alternatives (bois, inox, verre, bambou, tissu), mais aussi en remplaçant un maximum de cosmétiques et de produits d’entretien par du fait maison tout aussi efficaces mais pas aussi nocifs.

Par où commencer? Tout comme je suis convaincue qu’on n’arrête pas de fumer du jour au lendemain mais progressivement, je me dis qu’il faut procéder par étapes, petite action par petite action. À nouveau, j’ai pris les éléments qui me parlaient le plus et je les ai arrangés à ma sauce. De Mari Kondo je retiens le tri par catégorie, d’abord mes vêtements et livres. Du minimalisme, j’applique les préceptes du moins mais mieux en remplaçant les divers accessoires de qualité médiocre par un ou deux de qualité durable. Selon le zéro déchet je donne une seconde vie aux objets dont je me sépare en les donnant (CPAS, Oxfam), en les recyclant (programme de recyclage des vêtements H&M) ou en les revendant (brocantes, vide-dressing, Pêle-Mêle) . Et c’est cette dernière étape qui me permet de pouvoir en partie contribuer financièrement à ce changement car je vois déjà venir au loin l’argument monétaire. Je ne peux pas vous donner entièrement tort mais à nouveau, un pas après l’autre, une étape à la fois.

Me voici donc motivée et gonflée à bloc pour poursuivre cette transition. Envie de vous joindre à moi? Voici quelques-unes de mes idées/projets:

– je vide mon dressing: retrouver sur Instagram les articles dont je me sépare sur ce compte @kimbysdressing . D’autres articles arrivent;

– participer au challenge #project333 : tous les 3 mois sélectionner 33 articles (vêtements, accessoires, chaussures) de votre dressing. Le challenge consiste donc à faire en sorte que les items retenus s’accordent au maximum ensemble pour ne pas avoir à dépasser la limite de 33 articles. Entre nous, je me fixe 40 et je démarre en septembre pour l’automne;

– inscription aux GoodPlanet Challenges : des challenges zéro déchet en one shot pour se défier soi-même et réaliser que ce n’est pas si compliqué que ça mais aussi à plus long terme et pour défier d’autres personnes

Rendez-vous sur Instragram (@kimbylicieux) – notamment sous l’onglet LIFESTYLE des highlights (on dirait que je parle en message codé – ce sont les stories archivés) où je partagerai mes découvertes (mais aussi celles que vous partagez avec moi!), lectures et bons plans, comme toujours.

 

 

Photo d’en-tête | Pinterest

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